Archives par étiquette : Musique

Pleq – La mélancolie du son

Au début, avouons-le, on a cru qu’il était japonais. Autant d’amis ici, ça ne pouvait pas s’expliquer autrement. Tout faux. Pleq – de son vrai nom Bartosz Diadoz – est polonais, ce qui ne l’empêche pas de sortir certaines de ses productions sur des labels nippons, l’excellent Progressive fOrm notamment. Il est aujourd’hui dans NEON avec en bonus track exclusif le magnifique One night in Tokyo, un morceau signé Pleq et Aki Tomita.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


NEON Magazine : Pour commencer, pouvez-vous vous présenter ?
Pleq : Je m’appelle Bartosz Dziadosz. J’ai 28 ans, je suis philosophe et je travaille comme musicien expérimental.

NM : Lorsque vous parlez de votre musique, vous utilisez souvent les mots « glitch » et « mélancolie », est-ce que vous pouvez expliquer ces deux mots, et pourquoi ils sont si importants pour vous ?
Pleq : Ce sont deux mots qui correspondent parfaitement à ma musique même si elle ne se réduit pas à cela. Je n’ai pas la prétention de créer une musique d’un genre complètement nouveau, ou que la musique que je produis nécessite un nom à part. En fait, je crois que la plupart de mon travail a à voir avec la mélancolie, une mélancolie dans laquelle viennent s’introduite des éléments de glitch,les boucles par exemple.

NM : Vous semblez avoir beaucoup d’amis au Japon : Aki Tomita, Shintaro Aoki, Fraqsea, Hajimeinoue, etc. Comment expliquez-vous cette proximité ? Est-ce que cela signifie que votre musique a quelque chose en commun avec la sensibilité japonaise, ou quelque chose comme ça ?
Pleq : Je crois que ma musique se rapproche beaucoup de ce que peuvent faire tous ces artistes, mais ce ne sont pas les seuls et il y en a d’autres dans de nombreux pays. Je pense par exemple à Ametsub, qui a masterisé mon CD « Good Night Two » sorti en février 2011 chez Progressive Form. Il y a aussi mon ami manager du label mAtter (NDLR: Yukitomo Hamasaki) à Tokyo. Nous avons eu l’occasion de jouer ensemble à Wroclaw, en Pologne. Ça a été une expérience incroyable. Et pour ce qui est de la sensibilité, ça vient peut-être du fait que je suis fasciné par la culture japonaise. J’ai d’ailleurs l’impression que ma musique y est plus appréciée, mieux comprise que n’importe quel autre pays.

NM : J’aime tout particulièrement votre morceau One night in Tokyo, enregistré avec Aki Tomita, et j’ai été vraiment surpris en découvrant que vous n’étiez jamais allé à Tokyo. Comment avez-vous composé ce morceau ? Est-ce que vous aviez des images de Tokyo en tête ? Des sons ?
Pleq : Merci. Oui, c’est quelque chose d’étrange parce que je n’y suis encore jamais allé mais je travaille beaucoup avec Tokyo, mes CD sont vendus là-bas. En tout cas, oui c’est comme ça que j’imagine une nuit à Tokyo.

NM : Quelques mots sur vos projets à venir ? Des sorties prévues ?
Pleq : Ah, c’est une des mes questions préférées. À Noël dernier, j’ai sorti mon premier vinyl sur le label Berliner. Pour ce vinyl, j’ai collaboré avec Hiroki Sasajima et Harry Towell (Spheruleus). Un autre projet est une collaboration avec Jason (Offthesky) à partir de musiques de films mais je ne sais pas encore exactement quand ça va sortir. Je suis aussi en discussion avec Low Point, Experimedia et Spekk.
Un autre projet est un CD avec Hakobune qui devrait sortir en juin mais je ne sais pas encore sur quel label. Il y aussi des EP avec LUUP, un artiste grec qui joue de la flûte, ça devrait sortir sur le label islandais Wist Rec. Il y a aussi un double Box Cdr avec Spheruleus qui sortira sur Time Released Sound. Et enfin quelques complilations CD sur les labels Progressive FOrM et Mille Plateaux.

Hors Piste Tokyo

NATURE DIGITALE : pré-event Hors Pistes Tokyo 2012

Hors Piste TokyoHors Pistes Tokyo est de retour !
Avec Nature Digitale, un événement du Mois du Numérique de l’Institut franco-japonais de Tokyo, le festival et l’Institut proposent d’explorer de nouveaux territoires en préparation du festival qui se tiendra du 2 au 10 juin.

Dans « Nature numérique », performances visuelles, vocales et scéniques se mêlent et se succèdent dans le cadre d’un paysage naturel, pour étendre l’espace et le temps, créant une sensation extatique issue du mélange de matières organiques et numériques.
Une expérience sensorielle unique au sein d’une nature inattendue !

Avec Takeru Amano (Live painting), Unit Ambivalent (Performance d’ombres), Mocca (voix), crewimburnny (danse), Zevs (video), Takashi Yamaguchi (visuels), Miki Isojima (danse) et Artlism (son).
Samedi 25 février de 16h00 à 22h00 à L’Institut Franco-Japonais de Tokyo – Entrée libre
Information sur le site de l’InstitutProgramme sur le site de Hors Piste Tokyo

PROGRAMME :

  • 16:00 Live Painting – Takeru Amano
  • 17:30 Performance d’ombres par Unit Ambivalent
  • 18:00 Performance voix– MOCCA
  • 18:45 Performance crewimburnny (danse) x Video live par ZEVS
  • 19:30 Performance de Takashi Yamaguchi (visuels) x Miki Isojima (danse) x Artlism (son)
  • 21:00 Soirée

En photo : Zevs

Kumisolo, de Paris à Tokyo

Parisienne depuis bientôt dix ans, Kumisolo est de retour au Japon pour une série de concerts. L’occasion de faire le point avec elle et de revenir sur le chemin parcouru, entre Paris et Tokyo. En attendant de la retrouver, sur scène cette fois en tête d’affiche du festival 13complex Vol. 16. dimanche prochain au Trigram, interview et morceau bonus !

NEON Magazine : D’abord, est-ce que tu peux te présenter pour les personnes qui ne te connaissent pas encore ?

Kumisolo : Bonjour les internautes de NEON Magazine ! Je m’appelle kumisolo et je fais de la musique pop à Paris.

NM : Tu es installé à Paris depuis longtemps déjà. Pourquoi Paris et pas une ville comme Londres, que l’on imagine plus ouverte musicalement parlant ?

KS : Cela fait 10 ans que j’habite à Paris. À la base j’étudiais la langue française à l’université au Japon pendant 4 ans et même avant cela, j’aimais bien la nouvelle vague, la chanson française, etc. au lycée. Donc je suis attirée naturellement par Paris. Londres est une ville musicale où il faut faire du rock j’imagine.

NM : Est-ce que trouver ta place à Paris a été facile ?

KS : Oui, je trouve que c’était relativement facile pour moi de trouver ma place car depuis Tokyo je connaissais Mehdi de shobo shobo, un illustrateur français qui a fait la pochette du disque, et il m’a dit, « Si jamais tu viens à Paris, tu peux compter sur moi ». Du coup, j’ai vraiment compté sur lui et j’ai été logée au début de mon séjour chez lui, sa copine et leur chat.

Et très vite, j’ai rencontré des musiciens qui étaient sur le label active suspension grâce au fait que je faisais déjà la musique au Japon car j’imagine qu’ils m’ont trouvé différente.

En tout cas, j’ai de la chance d’être si bien entourée à Paris !

NM : En plus de la musique, tu animes une émission sur konbini.tv, Bento box. Quels sont tes projets pour les mois à venir ?

KS : Bento Box est une émission présentée par kumisolo sur konbini.com et à chaque épisode, j’essaie d’enseigner ce que j’aime transmettre comme savoir faire. Pour l’instant, il y a eu un épisode sur le Origami, un sur le chant, un sur le sleeveface et un sur la recette des beignets aux haricots rouges.

On compte tourner d’autres épisodes fin novembre-début décembre pour pouvoir les mettre en ligne en décembre. Autrement, je vais signer avec un label pour sortir un EP normalement.

NM : Un mot enfin sur la soirée 13complex Vol. 16, est-ce que tu peux nous dire quelques mots sur la programmation ? Tu connais déjà certains artistes qui y participent ?

KS : Je connais Crystal, ils sont venus jouer plusieurs fois à Paris et je connais bien Digiki aussi, je l’avais rencontré à Paris avant qu’il parte à Tokyo. J’ai beaucoup entendu parler de Kyoka, elle a collaboré avec Hypo qui a arrangé un de mes morceaux qui s’appelle « Vodka ». Il y aura beaucoup d’autres groupes qui ont l’air chouette et je suis sûre que cette soirée va être super !

YACHT vs KUMISOLO – Danse Music (YACHT Remix)

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

13complex Vol. 16
@ Trigram (Omotesando)
06/11/2011, 17H-23H

Photo Kumi solo habillée par Andrea Crews

Rendez-vous @ SuperDeluxe : interview de hajimeinoue

hajimeinoue par Nobuyuki Suzuki.jpgÀ l’occasion de la soirée Rendez-vous ce soir au SuperDeluxe, NEON Magazine est allé à la rencontre de hajimeinoue, musicien et membre du collectif ArtLism. Interview et morceau exclusif.

NEON Magazine : Pour commencer, pouvez-vous vous présenter ?

hajimeinoue : Je m’appelle hajimeinoue. Je suis musicien, je joue et compose seul.

On classe généralement ma musique dans l’electronica mais personnellement, toutes sortes de musiques m’influencent. Je crois que ce qui fait ma musique, c’est justement ce qui reste de toutes ces influences, une fois passées aux filtres de l’electronica et de ma propre sensibilité.

NM : À NEON Magazine, c’est sur la compilation ArtLism.JP que nous avons découvert votre musique. Est-ce que vous pouvez nous parler de ce projet ?

HI : ArtLism est un collectif de créatifs, il a été créé en 2010 autour de l’artiste Atelier Pink Noise.

À l’origine, c’est sur Twitter que les artistes ont fait connaissance les uns avec les autres, en faisant des recherches avec des mots-clés comme « electronica » ou « ambient. » Ça a commencé par des interrogations : « qu’est-ce qu’on pourrait faire d’intéressant ? » ou « faisons quelque chose d’intéressant! »

Pris un par un, ce que nous faisons les uns les autres reste modeste, mais mis ensemble cela permet de voir plus grand. En plus, comme nous restons entièrement libres de ce que nous faisons, il n’y a aucun risque pour nous, et le concept est d’ailleurs de faire ce qui nous plaît sans aucune barrière.

Au départ nous n’étions pas très nombreux, et nous avons eu cette envie de faire un événement. C’est ce projet qui a amené vers nous d’autres personnes, tous créatifs aussi : musiciens bien sûr mais aussi designers, photographes, vidéastes, artistes multimédia.

Cedric Riveau

NEON Mix Vol.2

Songs for Japan, Japanease, Japon mon amour… Depuis le séisme du 11 mars, on ne compte plus les compilations sorties pour venir en aide aux sinistrés, excellentes parfois comme la Compilation for Japan du label Kompakt ou Pray for Japan du label japonais Rallye.

A NEON, notre préférée s’appelle For Nihon et elle est signée du label Unseen Records. Conçue par Keith Kenniff, For Nihon réunit une quarantaine de figures de la musique électronique parmi lesquelles Ryuicho Sakamoto, Alva Noto, Taylor Deupree ou encore Sawako, artiste japonaise installée à New-York. C’est elle qui ouvre ce Mix Vol.2 avec Lightlit et c’est en exclusivité dans NEON Magazine.

Autre coup de coeur, Atelier Pink Noise est l’un des membres de ArtLism.JP, collectif de musiciens qui diffusent leurs créations sur des compilations en téléchargement libre. Et pour ceux qui préferent la musique live, Atelier Pink Noise sera ce dimanche au M Event Space & Bar à Daikanyama pour une soirée spéciale ArtLism.JP.

Le NEON Mix Vol.2 c’est aussi Capsule et Yelle, la pop pyjama de Lullatone et la disco moite de Discodéine et Matias Aguayo. 11 titres au total pour un mix que, on l’espère, vous aimerez autant que nous !

Compilation For Nihon - Unseen Records

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Playlist :

  • Sawako – Lightlit
  • SebastiAn – Embody – Original Mix
  • Atelier Pink Noise – Fact is repeated. (short)
  • Capsule – Keep Hope Alive
  • Lullatone – Music for apartments
  • Agoria – Panta Rei
  • Yelle – Que Veux-Tu – Album version
  • Discodeine with Matias Aguaya – Singular – Original Mix
  • Takeshi Arai – For re-build
  • Is Tropical – The Greeks
  • Yoshinori Sunahara – liminal

For Nihon, disponible ici et chez HMV, Disk Union…

Party of ArtLism.JP
Dimanche 10 juillet de 17H à 23H
M Event Space & Bar à Daikanyama

Photo For Nihon

OOIOO

OOIOO - AsozanD’abord il y a eu Boredoms et un souvenir de concert à la Fondation Cartier, à Paris. Nous sommes en juillet 2002, les icônes fluo de Takashi Murakami ont envahi les murs et les Boredoms sont là, au milieu, perchés sur une sorte de ring. Une heure plus tard, on était repartis heureux mais KO de tant de puissance et de ce son comme on n’en avait rarement entendu.

Ensuite, c’est Yoshimi P-We, la batteuse des Boredoms, qui a créé le groupe OOIOO, un groupe de filles mais pas vraiment un girls band. Elles sont quatre et leurs copines s’appellent Kim Gordon et Yuka Honda, ça donne une idée de la tendance musicale : OOIOO ne fait pas vraiment dans la J-Pop.

OOIOO sera en concert à Paris le 31 mai dans le cadre du festial Villette Sonique et à Lyon ensuite le 3 juin pour les Nuits Sonores. Voilà, vous êtes prévenus…

 

L’homme à la tête de chou

20 ans déjà depuis cette grosse gueule de bois sortie de nulle part, un sale matin de mars 1991 : Serge Gainsbourg venait de disparaître et on n’avait pas fini de se dire qu’on allait le regretter.

Pour célébrer ce triste anniversaire les occasions ne manquent pas où que l’on soit sur la planète, et Tokyo n’est pas en reste. Pas d’oraison ni de couronne funéraire à prévoir pour autant : le champagne devrait même couler à flots lors de la soirée Gainsbourg prévue dés ce soir au Baron de Paris. Tout compe fait, ce n’est certainement pas la moins bonne façon de rendre hommage à Gainsbarre l’éternel.

Pour les choses plus sérieuses on attendra le printemps et le festival 100% Gainsbourg qu’organise l’Institut franco-japonais de Tokyo du 6 au 28 avril. Expo, concerts, films et conférences : les fans devraient être comblés, d’autant que le film de Joan Sfar, Gainsbourg vie héroïque, y sera présenté en avant-première.

Requiem pour Gainsbourg
Mercredi 2 mars à partir de 22H
Le Baron de Paris

100% Gainsbourg
Du mercredi 6 au jeudi 28 avril
Institut franco-japonais de Tokyo

NEON Mix vol. 1

À NEON, ça fait longtemps qu’on en parlait… Un mix original avec tout plein de morceaux dedans, comme ces cassettes que l’on s’échangeait entre potes de lycée. Rien que pour vous, et nous avec, voici donc le premier rendez-vous d’une série qu’on espère longue. Parce que la musique est là, partout, omniprésente, qu’elle nous accompagne dans nos balades allant jusqu’à se fondre avec la ville qui nous entoure. C’est là tout le bien qu’on lui souhaite, à ce premier mix : qu’il vous suive dans vos balades dans Tokyo, Paris ou ailleurs jusqu’à ne faire plus qu’un avec elle. Racontez-nous !

Et en bonus, la vidéo du très mélancolique Hana des Japonais Asa-Chang & Junray.

AsaChang et Junray - Hana

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Playlist :

  • Feadz – Four sight
  • Four Tet – Circling
  • La femme – La femme ressort
  • Asa-Chang & Junray – Hana
  • Arnaud Fleurent-Didier – France culture
  • Cascadeur – Walker
  • Caribou – Odessa
  • Pantha du Prince – Lay in a Shimmer
  • Chilly Gonzales – You can dance
  • Blonde Redhead – Black Guitar

Merci à Klanks pour la couverture