Archives par étiquette : intérieurs

Cedric Riveau

Jin Kuramoto Studio

Neon magazine a rendu visite à Jin Kuramoto dans son studio.
Designer d’objets d’intérieur, l’homme a été récompensé pour son travail avec, notamment, les prix IF Design et Good Design. Il a fondé son propre studio en 2008 après avoir travaillé pendant 7 ans comme designer à partir de 2000. Ces rock vases étant sans doute sa création la plus connue, il a aussi réalisé des choses aussi diverses que des porte-manteaux, un service à thé, des chaises ou encore des lampes. (voir la galerie en bas de page.)
Cet homme sympathique nous a fait faire le tour de son endroit – où il est installé depuis 2010, juste à côté de la station Nakameguro – avant de répondre à quelques unes de nos questions. (Interview en page 2)
Jeune designer à la recherche d’un stage, rendez-vous en page 2 pour une petite annonce.

Cedric Riveau
L’espace, séparé en deux par une longue bibliothèque, est constitué par la partie avec les bureaux et l’atelier de conception à gauche et la partie pour les clients à droite. La moitié de l’espace est consacrée aux réunions pour que les clients se sentent bien. Perché en haut d’un immeuble, la vue est exceptionnelle et l’orientation est-ouest apporte beaucoup de lumière.
Les prototypes sont fabriqués ici même, côté bureaux, principalement à partir d’une mousse bleue taillée.
Cedric Riveau
La bibliothèque, centre névralgique de l’endroit, fourmille de livres de designers appréciés par Jin. Comme la table de réunion, Jin l’a dessinée et construite lui-même. Sur le dessus, on trouve de multiples maquettes de produits réalisés par le designer, des échantillons de matériaux pour donner une aperçu aux clients ainsi que des objets qu’il affectionne. Les livres et magazines qu’on y trouve servent de source d’inspiration aux visiteurs.
Cedric Riveau
L’équipe est composée de trois personnes : Yui, 23 ans, assistante designer, Jin Kuramoto, 35 ans et Katsu Nakano, concepteur designer, 30 ans.
Cedric Riveau
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Cedric Riveau

Restaurant Furutoshi by Strickland

Le cabinet d’architectes Strickland nous a invité à l’ouverture de son dernier projet à Ginza : le restaurant Furutoshi.
Anciennement à Nishi-Azabu, l’institution à déménagé dans le quartier de Ginza, au 2e étage du tout nouvel hôtel Solaria qui a ouvert le 23 septembre.
Dans une ambiance cosy, Akao san – le PDG de Strickland – a voulu recréer l’intérieur d’une maison, avec un coin bibliothèque, un coin cuisine, un coin salon, etc. Mise à part le mobilier, tout a été commandé et fabriqué par le cabinet pour le restaurant : les lampes, les panneaux gravés en verre, les panneaux en bois, le mur « célébration » avec ses 160.000 punaises mises une par une.
Quatre artistes ont aussi été mis à contribution avec la peinture murale de l’entrée par Kenichi Aoyama, le photographe Takayoshi Tsuchiya dans l’escalier d’accès, la photographe Namiko Kitaura pour les clichés de forêts et le collectif mtrismsurfacedesign pour les collages de tissus.
On y mange une cuisine italienne que nous n’avons pas encore testée. Si vous y allez, racontez-nous !
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Le Japon sans fard de Kyoichi Tsuzuki

Disques et magazines qui s’empilent jusqu’à des hauteurs vertigineuses, guitare électrique posée à même le sol, vêtements en pagaille… Les intérieurs présentés dans Tokyo Style n’ont pas grand chose de zen. Un choc pour celui qui les découvre, l’idée surtout que le Japon c’est aussi ça : une curiosité débordante, et la passion souvent monomaniaque des mordus, les vrais. Le reflet aussi d’un consumérisme devenu art de vie ou presque, quoi qu’on puisse en penser. Ce qui est sûr c’est que le Tokyo de Kyoichi Tsuzuki ressemble comme deux gouttes d’eau à celui qu’on a découvert nous-même plus tard, pour de vrai, et ça c’est énorme. 

Après 10 années passées à écrire pour Popeye et Brutus et depuis la sortie de Tokyo Style en 1993, Kyoichi Tsuzuki a beaucoup voyagé : au Japon bien sûr mais aussi en Europe, aux USA ou en Thaïlande. Maniaques de la modeHappy victims, exposé au Centre National de la Photographie, à Paris, en 2003 – love hôtels (photo de une) et snacks… Les sujets qu’il ramène de ses voyages sont populaires et pas vraiment hype, loin, très loin de ceux qu’on a vus et revus mille fois dans les magazines du genre. Une œuvre d’autant plus précieuse qu’elle est rare. Merci Tsuzuki san !

Interview de Kyoichi Tsuzuki à lire dès mardi prochain dans NEON Mag

Le site officiel de Kyoichi Tsuzuki

Photo Kyoichi Tsuzuki