Archives par étiquette : Daikanyama

Bruce Mennel

Music & Visual @ M Daikanyama

Retour des party snaps sur Neon magazine et retour au M en ce début d’année 2012.
Pré-event du mois du numérique qui commence la semaine prochaine, nous étions au M ce samedi soir pour voir Amano Takeru, Pokara de l’équipe « Seed » et écouter quelques lives au programme avec notre ami hajimeinoue et Artlism.jp et un show de Coppe de Mango Sweet Rice ou encore des créations de Glmn.
Neon profite aussi de cette occasion pour débuter une nouvelle collaboration avec Bruce, notre party reporter.

Petit aperçu de la soirée. Photos by Bruce.
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Cedric Riveau

Jin Kuramoto Studio

Neon magazine a rendu visite à Jin Kuramoto dans son studio.
Designer d’objets d’intérieur, l’homme a été récompensé pour son travail avec, notamment, les prix IF Design et Good Design. Il a fondé son propre studio en 2008 après avoir travaillé pendant 7 ans comme designer à partir de 2000. Ces rock vases étant sans doute sa création la plus connue, il a aussi réalisé des choses aussi diverses que des porte-manteaux, un service à thé, des chaises ou encore des lampes. (voir la galerie en bas de page.)
Cet homme sympathique nous a fait faire le tour de son endroit – où il est installé depuis 2010, juste à côté de la station Nakameguro – avant de répondre à quelques unes de nos questions. (Interview en page 2)
Jeune designer à la recherche d’un stage, rendez-vous en page 2 pour une petite annonce.

Cedric Riveau
L’espace, séparé en deux par une longue bibliothèque, est constitué par la partie avec les bureaux et l’atelier de conception à gauche et la partie pour les clients à droite. La moitié de l’espace est consacrée aux réunions pour que les clients se sentent bien. Perché en haut d’un immeuble, la vue est exceptionnelle et l’orientation est-ouest apporte beaucoup de lumière.
Les prototypes sont fabriqués ici même, côté bureaux, principalement à partir d’une mousse bleue taillée.
Cedric Riveau
La bibliothèque, centre névralgique de l’endroit, fourmille de livres de designers appréciés par Jin. Comme la table de réunion, Jin l’a dessinée et construite lui-même. Sur le dessus, on trouve de multiples maquettes de produits réalisés par le designer, des échantillons de matériaux pour donner une aperçu aux clients ainsi que des objets qu’il affectionne. Les livres et magazines qu’on y trouve servent de source d’inspiration aux visiteurs.
Cedric Riveau
L’équipe est composée de trois personnes : Yui, 23 ans, assistante designer, Jin Kuramoto, 35 ans et Katsu Nakano, concepteur designer, 30 ans.
Cedric Riveau
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Mami Tanabe

MAMI’s SNAPS


MAMI’s SNAP, un regard sincère et tendre sur l’actualité de la mode, de la nuit, et bien d’autres choses encore. C’est avec Mami Tanabe et c’est deux dimanches par mois dans NEON Magazine !

when /// 2011/12/16
where /// M DAIKANYAMA

2011/12/16 あなたは何をしていた? 私はdaikanyama M のPARTY[[M2-M DAIKANYAMA 2ND ANNIVERSARY PARTY]]に行ってきたよ。
Le 16 décembre, tu faisais quoi ? Moi, j’étais à la soirée des 2 ans du M à Daikanyama.

Mami’s Snapでもよく登場するM、行くたびに 毎回違う顔を見せてくれる。
Même si je vais souvent au M pour y prendre mes snaps, j’y trouve une ambiance différente à chaque fois.

今回も私たちゲストを楽しませてくれた。
Cette fois-ci aussi, les gens se sont bien éclatés.

このvideoは去年のANNIVERSARY PARTYのものhttp://vimeo.com/18551987撮影したのはKITSUNEY
Voici la vidéo de la soirée de l’année dernière, tournée par Kitsuney.

M DAIKANYAMA お誕生日おめでとう!これからもmugenkaiに私たちを楽しませてください!!
Bon anniversaire au M Daikanyama ! Continuez à nous proposer des super soirées.
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Cedric Riveau

MAMI’s SNAPS

Mami Tanabe
[[11.11.11-WE ARE ONE- ]]
when 2011/11/11
where daikanyamaM

2011/11/11 あなたは何をしていた? 私はdaikanyama M のPARTY[[11.11.11-WE ARE ONE- ]]に行ってきたよ。
Et toi, tu étais où le 11/11/11 ? Moi, j’étais à la soirée 11.11.11-We are one au M à Daikanyama.

MAX GiGiによるとても印象的なpaint performance▼
Le live painting de Max Gigi était très impressionnant !

凸ぴちゃ凹によるSpecial danse performance △
凸ぴちゃ凹のdanse performanceは存在感がつよく感じられる。
La présence sur scène de Deco Picha Boco a provoqué une grande émotion dans la salle.

他にもtripを中心としたDJ たちがフロアーを盛り上げた。
Tous les DJs et surtout Trip ont bien chauffé la salle.

electors▲
ALEXANDER LEE CHANG
BakiBaki
●CHRIS and Steve from « HORSE IS NOT »
GRAHAM (FTC SF)
trip
YATT (YOSHIROTTEN)
凸ぴちゃ凹 (deco picha boco)
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NEON NIGHT : J-2 !

Plus que deux jours avant la soirée anniversaire de NEON Magazine au M Event Space & Bar à Daikanyama avec un line-up qui s’allonge encore et encore : Gutevolk d’abord qui pour son premier live de l’année nous a préparé un « karaoké mini-live » forcément exceptionnel. Les Français de Alt+Shift ensuite. À l’affiche au Womb le lendemain avec Beataucue (Kitsuné) ils seront là en amis et ceux qui ne les connaissent pas encore risquent d’adorer. Attention à l’addiction…

Sans oublier Nao Tokui, Moskitoo, Fantasista Utamaro (photo ci-contre) et tous les autres déjà au programme : plus que jamais, c’est la soirée à ne pas rater !

NEON Magazine présente la NEON NIGHT Vol. 1
Vendredi 16 septembre @ M Event Space & Bar
21:00-05:00

DJs/
Nao TOKUI (PROGRESSIVE FOrM/op.disc)
David DICEMBRE (Combine)
Julien Sato (MGKC)
Alt+Shift (Bombyx)

… And a very special secret guest !

VJs/
Masato TSUTSUI
Yousuke FUYAMA

LIVEs/
hajimeinoue
Moskitoo
Gutevolk

PERFORMANCEs/
Live painting by Fantasista Utamaro
Photo by Photographer Hal

M Event Space And Bar
Daikanyama Court B1, Ebisu Nishi 1-33-18, Shibuya-ku

Neon magazine night

NEON NIGHT Vol.1 : Yousuke Fuyama

Il était à Sonar Sound Tokyo en avril dernier, au festival Futura en 2007 ou encore aux Soundfollies, il sera au M Event Space & Bar vendredi prochain pour la première NEON Night. Yousuke Fuyama est l’un des VJs qui comptent à Tokyo. Nous l’avons retrouvé à la terrasse du Sign Café Daikanyama pour qu’il nous parle de lui, de son parcours et de ce qu’il a prévu pour le 16 septembre. Interview.

NEON Magazine : Peux-tu te présenter pour commencer ?

Yousuke Fuyama : Je m’appelle Yousuke Fuyama. Je travaille dans le design : le design graphique, le design sonore, le travail sur les images. Je suis aussi programmeur, je programme des contenus en flash notamment. Et à côté de ça, je suis VJ, musicien, et je fais des performances live.

NM : Est-ce que tu nous peux nous raconter comment tu es devenu VJ ?

YF : J’ai commencé le VJing il y a environ deux ans, et c’est à la même période que j’ai commencé le travail sur les images. En fait à la base j’ai eu l’idée d’utiliser pour les images un programme que j’utilisais pour travailler la musique sur ordinateur. J’ai fait des essais, j’ai tâtonné et finalement ça a donné quelque chose. Et c’est comme ça que j’ai commencé à être VJ. Après, des personnes m’ont contacté pour me demander de jouer, et voilà, c’est comme ça que se sont passées ces deux années.

NM : Et pour la NEON NIGHT le 16, qu’est-ce que tu as prévu ?

YF : À la base, ce que je fais moi c’est que j’utilise un programme avec un algorithme qui réagit en fonction de la musique du DJ. Je n’utilise pas de samples ni de choses enregistrées à l’avance, il s’agit vraiment d’improvisation. Je m’efforce de m’adapter au DJ avec qui je joue. Et d’ailleurs, moi-même je ne sais pas vraiment quel genre d’images ça va donner, c’est très excitant.

NEON Magazine présente la NEON NIGHT Vol. 1
Vendredi 16 septembre @ M Event Space & Bar
21:00-05:00

NEON NIGHT Vol. 1 : Nao Tokui

S’il n’était pas aussi gentil, Nao Tokui aurait tout pour énerver : étudiant brillant diplômé de l’Université de Tokyo, musicien respecté signé sur deux des plus intéressants labels de musique électronique japonais, op. disc et PROGRESSIVE FOrM, il est aussi l’un des fondateurs de Qosmo, start-up à la terrasse aussi grande que les bureaux qui parvient à faire le grand écart entre les multinationales et la création musicale la plus pointue

A un peu plus d’une semaine de la NEON NIGHT Vol. 1 le 16 septembre au M Event Space & Bar à Daikanyama, rencontre avec celui qui en sera une des têtes d’affiche.

NEON MAGAZINE : Bonjour ! Pour commencer, pouvez-vous vous présenter ?

Nao TOKUI : Je suis DJ, producteur, codeur et surfeur.

Au début, j’ai commencé à mixer comme DJ tout en poursuivant mes travaux de recherches à l’université. Et puis à un moment, vers l’année 2000, j’ai voulu réunir ces deux activités et c’est comme ça que j’ai commencé à imaginer des programmes pour faire de la musique.

Ces programmes ont été utilisés de manière expérimentale sur des titres de dance musique sortis sur le label PROGRESSIVE FOrM.

Plus récemment, je mixe et organise moi-même des soirées, le plus souvent près de là où j’habite, à Fujisawa.

NM : Vous travaillez sur quoi en ce moment ?

NT : Depuis 2008, je m’occupe surtout de la société que j’ai créée, Qosmo. Je l’ai créée avec Taeji Sawai, un musicien, et Alexander Reeder, qui lui est un spécialiste de ce qu’on appelle le « interaction design ». Avec nos parcours différents les uns des autres, nous créons des applications pour Iphone ou Android (NDLR : l’une d’entre elles, N Building, vient d’ailleurs d’être présenté au MOMA, à New-York). Nous travaillons aussi dans des domaines aussi divers que le design intérieur ou la musique et les performances live.

NM : Qu’avez-vous prévu pour la soirée NEON Magazine ?

NT : En ce moment, j’ai tendance à jouer des choses minimales, une musique simple mais qui reste dansante. Pour la soirée du 16, je pense rester dans ce style-là, avec quelques morceaux plus disco aussi.

Si mon mix peut rappeler quelque chose de l’impression que l’on a au bord de la mer, avec le vent qui souffle, comme là où j’habite, à Fujisawa, alors ce sera réussi !

A écouter : Pan Pacific, extrait de son album Mind the gap

NEON Magazine présente la NEON NIGHT Vol. 1
Vendredi 16 septembre @ M Event Space & Bar
21:00-05:00

Neon night - Neon magazine

NEON Magazine, le premier anniversaire

Des mois qu’on en parle, des semaines qu’on la prépare et on aurait envie de dire qu’on réalise à peine : une soirée rien qu’à nous, avec des gens qu’on aime ! L’occasion (aussi) de fêter le premier anniversaire d’une aventure qui, vous pouvez nous croire, n’est pas prête de s’arrêter. Il se pourrait même que vous ayez bientôt quelques surprises…

Pour cette première, nous avons voulu la programmation à l’image du magazine dont on rêvait au moment de créer NEON : pointue et créative, exigeante et excitante. Certains des artistes invités sont déjà passés dans nos colonnes, nous vous ferons découvrir les autres jusqu’au jour J. Et on commence dès aujourd’hui avec la pop rêveuse de Moskitoo, en concert le 16 septembre et en écoute ici-même.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

NEON NIGHT Vol. 1
Vendredi 16 septembre @ M Event Space & Bar
21:00-05:00

DJs/
Nao TOKUI (PROGRESSIVE FOrM/op.disc)
David DICEMBRE (Combine)
Julien Sato (MGKC)
… And a very special secret guest !

VJs/
Masato TSUTSUI
Yousuke FUYAMA

LIVEs/
hajimeinoue
Moskitoo

PERFORMANCEs/
Live painting by Fantasista Utamaro
Photo by Photographer Hal

M Event Space And Bar
Daikanyama Court B1, Ebisu Nishi 1-33-18, Shibuya-ku
Entrée : 1000¥ (avec 1 boisson)

Tokyo vu par - Neon magazine

Tokyo vu par… Christine Vendredi-Auzanneau, Directrice de l’Espace Louis Vuitton Tokyo

Deux samedis par mois, « Tokyo vu par… » c’est le regard d’une personnalité de l’art, du design ou de la culture sur la ville : ses quartiers, ses magasins, ses souvenirs aussi. Un regard sincère et personnel sur Tokyo et autant d’idées de promenades et de découvertes.

Christine Vendredi-Auzanneau est une femme très affairée. Toujours entre deux avions, deux univers aussi, l’art et l’architecture, ses deux passions. Curatrice, chercheuse et enseignante, elle dirige aujourd’hui l’Espace Louis Vuitton, galerie d’art située dans les hauteurs de la boutique LV sur Omotesando. Le Tokyo d’une tête chercheuse, en exclusivité pour NEON Magazine.

Cedric RiveauChristine Vendredi-Auzanneau : « À la différence de nombreux Français installés au Japon, je ne suis pas venue ici poussée par une indéfectible passion pour le pays ou ses habitants. Celle-ci est venue par la suite, fruit d’une découverte progressive et fragmentée, encore augmentée à chacun de mes séjours.
C’est un projet de recherche en forme d’expérimentation quasi-ethnographique qui m’a amenée au Japon il y a douze ans maintenant. Me transportant littéralement de Prague à Tokyo, je me mettais dans les conditions de l’architecte sur lequel je faisais alors des recherches. La poursuite du fantôme d’Antonin Raymond m’a mis, en quelque sorte, le pied à l’étrier…et a déposé en moi les premières graines de la passion. C’est avec ses yeux et ceux de ses émules directs – Kunio Maekawa, Kenzo Tange – et indirects – comme Tadao Ando, qui en a repris le béton laissé brut – que j’ai abordé Tokyo.
C’était au début un peu une chasse au trésor, émaillée de pépites découvertes au milieu de quartiers que l’on qualifie, selon sa sensibilité, de banals ou laids. Je penche personnellement plutôt pour la première interprétation ; le mélange urbain étant pour moi l’une des principales richesses de cette ville. Mélange urbain autant que social où employés, étudiants et directeurs sont coude à coude au comptoir des robataya où les asperges vertes se grillent à l’unité.
Tokyo cristallise ainsi une forme de regard – qui peut parfois passer pour de la myopie en Occident – qui se concentre sur le beau et ignore volontairement une large partie du reste, un peu comme au Kabuki où tout ce qui est noir ne se voit pas. Parfois agaçante cette ultra-sélection visuelle a pour corollaire une forte attention au détail, une quête de beauté qui court le long de deux lignes opposées : celle de la maîtrise totale du geste et l’exploration du défaut.
J’aime cette ambiguïté et l’univers des possibles qu’elle ouvre dans tous les champs de la création. Daikanyama, dont le développement a longtemps été mené par Fumihiko Maki est un exemple des variations/répétitions/expérimentations qui sont possibles à Tokyo. La petite échelle de ce quartier en fait par ailleurs un lieu de promenade intimiste et humain. J’aime y flâner, tout comme le long de la rivière Meguro où j’habitais autrefois.
J’ai depuis troqué ses restaurants de grillade contre Canal Café qui offre un refuge ombrage et semi-aquatique au pied de la Kagurazaka. Le parc de Yoyogi – attenant au Meiji Jingu – et celui de Kitanomaru – un sous-ensemble du jardin du Palais Imperial – ont la faveur de mes deux fils qui préfèrent de loin leur étendue herbeuse (quelque peu sèche à mon goût !!!) aux murs blancs des galeries que je fréquente pourtant avec plaisir. Scai, Taro Naru, Koyama ou Koyanagi, pour n’en citer que quelques-unes. Il faut dire qu’on trouve à proximité tout ce qu’il faut à une après-midi parfaite : taiyaki pour les goûters d’hiver et kakigori pour se rafraîchir l’été. »