Archives de l’auteur : Cedric

Bruce Mennel

9/6/12 – Carte blanche to Redbox – HPT

En cloture du festival Hors Pistes Tokyo, le collectif Redbox avec carte blanche pour organiser une soirée au WWW à Shibuya.
Masayuki Kawai & Ryota Hamasaki ont ouvert le spectacle, suivi de notre ami hajimeinoue avec la dernière installation de nos autres amis RDV. Au coeur de la soirée, Optimo est monté sur scène pour un set enflammé.
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Photos : Bruce Mennel

Hors Pistes Tokyo

Soirée Redbox – Hors Pistes Tokyo

Ce samedi 9 juin, dans le cadre du festival Hors Pistes Tokyo, la soirée Carte blanche à Redbox va réunir une paire d’artistes qui vous donne envie de vous déplacer pour en prendre plein les mirettes et les esgroudes !
Ca se passe au WWW à Shibuya, ça commence à 23 heures et vous pourrez entendre :
JD Twitch
– Gonno
– Notre cher ami hajimeinoue
L’installation visuelle sera assurée par nos autres amis : RDV.

Venez nombreux !

Hors Pistes Tokyo 2012

soirée RedboxEt voilà, c’est parti pour la deuxième version de Hors Pistes Tokyo !

Du 2 au 10 juin 2012, le festival des nouvelles tendances artistiques présentera une grande sélection d’artistes du monde entier issus du cinéma, de la musique, de la danse, de la photographie, de la vidéo ou encore de l’art digital.
La présence de Chris Marker est remarquée pour les soirées du 3, 9 et 10 juin à l’institut français de Tokyo.

Le 4 juin aura lieu une soirée de projections au M à partir de 18h30

Du 5 au 7 juin, une série de courts métrages d’artistes internationaux au Uplink

Le 7 juin, une soirée de performances live auront lieu au Uplink à partir de 19h

Le 9 juin, la performance Bestiaire se déroulera au musée Hara de Tokyo

La soirée de cloture du 9 juin est à ne pas rater avec une carte blanche à Redbox à partir de 23h au www

Venez vous faire surprendre et admirer. Venez rencontrer les artistes et discuter avec eux.
Plus d’informations et de détails sur le site officiel de Hors Pistes Tokyo ou avec le programme (5Mo)

Nozomi Ishiguro – Taboo

Cedric Riveau
En dehors de la Japan Fashion Week de la semaine dernière, Nozomi Ishiguro a présenté sa collection automne-hiver 2012 dans le kitschissime club New Japan à Kabukicho ce 28 mars.
Sous le nom de « Taboo », Ishuguro san a composé des patchworks dans les tons gris et beige sous l’inspiration de Paul Celan et son poème de 1967 Ein Dröhnen.

Ein Dröhnen: es ist die Wahrheit,
selbst unter die Menschen getreten,
mitten ins Metapherngestöber.

Cliquez sur la photo suivante pour voir quelques exemples. Une fois ouverte, déplacez-vous de gauche à droite pour voir l’ensemble de la photo.
Cedric Riveau
La collection complète sur Fashion press.

M

Le 11 mars 2012

Un an donc. Personne n’a oublié et en ce moment, personne ne pourrait oublier tellement les médias s’en donne à cœur joie pour nous rabattre les oreilles sur le sujet.
Nous, à Neon, on voulait vous faire part de quelques manifestations qui se dérouleront dans la capitale histoire de faire quelque chose plutôt que de rester accroché à son écran. Sélection.

– Sélection 1 – (affiche ci-contre)
Un rassemblement anti-nucléaire par Metropolitan Coalition against Nukes commencera au parc Hibiya à 14h. Il sera suivi d’une prière à 14h46 puis d’une manifestation à partir de 15h.
集合場所:日比谷公園中幸門(日比谷公会堂裏)
日比谷公園中幸門:千代田線・日比谷線「霞ヶ関駅」C1出口より200m、丸の内線「霞ヶ関駅」B2出口より300m、都営三田線「内幸町駅」A7出口より150m
Site officiel en japonais

– Sélection 2 –
Un autre rassemblement anti-nucléaire par le Comité d’action du 11 mars aura lieu autour Shakai Bunka Kaikan à 16h. Il y aura une marche jusqu’au Parlement à partir de 16h30 avec constitution de chaîne humaine autour du bâtiment. À partir de 18h, il y aura une manifestation devant la maison officielle du Premier ministre.
16時 社会文化会館前に集合 最寄駅:有楽町線・半蔵門線「永田町駅」)
16時30分頃 出発(二手に分かれて議事堂エリアを囲みます)
★17時   「人間の鎖」(1回目)
★17時45分 「人間の鎖」(2回目)
☆18時~19時 首相官邸前アクション
Informations en français

– Sélection 3 – (couverture)
Nos partenaires et amis du M Event Space & Bar à Daikanyama organisent un événement caritatif pour les victimes du Tohoku avec Tomodachi calling. Venez faire un don pour le Tohoku et voir des artistes comme Takeru Amano, Marie-Min Berthuin, Baptiste entre autres ! La première partie se déroulera de 13h00 à 17h puis la seconde de 17h30 à 23h. Entrée 500 yens avec une boisson.
Plus d’informations sur la page Facebook du M

– Sélection 4 –
Si vous vous rendez à Art Gallery de Tokyo Opera City ce jour-là, toutes les entrées seront reversées intégralement à une fondation de conservation du patrimoine artistique de Tohoku. Informations en japonais

– Sélection 5 –
Devant le théâtre national, le gouvernement organise un dépôt de fleurs en mémoire aux victimes à partir de 14h30. Site du théâtre national

AntiVJ, label visuel

AntiVJ, c’est quelques personnes qui se sont retrouvées autour d’un même concept sur la vidéo-projection. Cherchant à aller plus loin que le cadre un peu fermé du VJ, ils se sont pris par les coudes pour sortir des clubs, à la recherche d’endroits pour poser leurs projecteurs, que ce soit sur des objets de la ville ou des installations entièrement conçues par eux. Dans le cadre du festival du Mois du numérique, ils montent une « pièce » pour l’institut français de Tokyo du mercredi 8 au 24 février 2012, tous les soirs sauf le dimanche. Un vrai projet de vidéo mapping à Tokyo, ça faisait un moment qu’on voulait voir ça à Neon et qu’on voulait rencontrer les artistes.
Ce jour-là, en pleine préparation, ils étaient quatre pour représenter AntiVJ : Nicolas Boritch, Simon Geilfus, Romain Tardy et Thomas Vaquié. Rencontre.
Cedric Riveau
Neon magazine : AntiVJ, c’est quoi ?
Nicolas Boritch : On définit le groupe en tant que « label visuel », comme un label de musique mais du coup, visuel. Il y a donc des artistes visuels qui sont au nombre de 5 (Simon Geilfus, Romain Tardy (NDLR : présents lors de l’interview), Yannick Jacquet, Joanie Lemercier et Olivier Ratsi (NDLR : qui ne sont pas venus au Japon). Pour faire court, le label a démarré en 2007. À l’initiative de Joannie Lemercier qui avec Romain, Yannick et Olivier cherchaient à tirer les projections, à les sortir de l’écran.
Romain Tardy : On était tous VJ à la base déjà. On ne se connaissait pas vraiment si ce n’est pas internet, via des forums etc. Et c’est Joanie qui a donné cette impulsion de faire en sorte qu’on se rencontre car avec Nicolas, ils organisaient des soirées à Bristol en Angleterre avec un artiste ou un groupe visuel invité et des DJs. On se retrouvait dans ces soirées et ça été le point de départ.
NB : Oui, le lien, c’était ça en fait. Le point de départ du label, c’était les quelques projets de ces personnes-là et on avait ces points communs d’utiliser de la vidéo projection, d’être VJ mais on en avait un peu marre du format et du contexte dans lequel évoluait les VJs, un cadre contraignant : une image carrée, plate sur un écran, derrière un DJ, dans un club… un cadre qui restreint ce que tu peux faire. Du coup, surtout Yannick, Joanie et Romain ont commencé à faire des installations avec le vidéoprojecteur qui projetait des choses sur des objets en volume, des structures assez simples ou avec des matières transparentes comme des tissus pour Yannick. C’est le point de rassemblement qui est toujours au cœur du label : utiliser les projecteurs dans l’espace qui nous entoure.
RT : Il y a aussi la volonté d’abolir la frontière entre la vidéo et la lumière. Le projecteur devient une source de lumière et non un simple objet, un simple vidéoprojecteur. L’idée générale du vidéoprojecteur est de projeter un film ou quelque chose sur une surface. Là, on utilise cet outil là pour finalement projeter de la lumière qu’à certains endroits. Nous, on utilise cette technique pour augmenter des objets, avoir un contenu qui soit en relation avec le volume, avec l’objet et pas un simple contenu plat.

NM : On voit aussi dans votre travail les gens se déplacer à l’intérieur de la lumière.
RT : C’est ça !
NB : Oui, l’immersion. C’est toujours dans la même idée de projeter dans l’espace autour de nous plutôt que d’avoir des choses uniquement frontales. On a décliné ça à travers des projets sur différents types de formats. On travaille sur trois types de formats. Les projections architecturales, un « mapping » sur un bâtiment, les installations audiovisuelles présentées dans des galeries, des festivals et les performances audiovisuelles, les lives comme par exemple une collaboration de Simon avec Murcof (NDLR : voir la photo et les vidéos en page 2) qu’on développe depuis presque deux ans maintenant. On a aussi des scénographes où là on construit une scène qui devient un support de projection.

Bruce Mennel

Music & Visual @ M Daikanyama

Retour des party snaps sur Neon magazine et retour au M en ce début d’année 2012.
Pré-event du mois du numérique qui commence la semaine prochaine, nous étions au M ce samedi soir pour voir Amano Takeru, Pokara de l’équipe « Seed » et écouter quelques lives au programme avec notre ami hajimeinoue et Artlism.jp et un show de Coppe de Mango Sweet Rice ou encore des créations de Glmn.
Neon profite aussi de cette occasion pour débuter une nouvelle collaboration avec Bruce, notre party reporter.

Petit aperçu de la soirée. Photos by Bruce.
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Le mois du numérique à l’Institut français


Neon magazine est partenaire du Mois du numérique à l’Institut français de Tokyo.
Du 8 février au 7 mars, petit état des lieux technologique du monde numérique via différents artistes comme Grégory Chantonsky qui travaille sur l’empreinte digitale, David Guez qui nous questionne sur nos messages digitaux, Anti VJ qui illuminera le bâtiment de l’Institut via un dispositif de vidéo mapping, Alain Renk qui présentera son application pour la ville via l’iPad ainsi que plein d’autres encore.
Le festival Hors Piste Tokyo fera un pre-event le 25 février et bien sûr, nous y serons. Il y aura aussi une installation de jeux d’arcade dans la galerie, plongeon fun et nostalgique.
Pour plus de détails, voir la page du site de l’Institut ou bien télécharger le programme en pdf.

Crédit photo : Anti VJ – installation MURCOF + ANTIVJ

Aguri Sagimori et Mote Sinabel

Rencontre avec Aguri Sagimori et Mote Sinabel

Très intrigué par les clichés de la dernière collection d’Aguri Sagimori, Neon magazine est allé à la rencontre des deux artistes pour en savoir un peu plus sur leur collaboration. Ils nous ont reçu dans un showroom à Ebisu où nous avons pu discuter autour d’une table, des guimauves enrobées de chocolat et les photos de la collection devant nous.
Cedric Riveau

Sur son site, Aguri Sagimori présente sa collection Animisic ainsi :

Animisic est animal, animé, animation, musique.
Les images de la situation dansent avec un animal en étant mélangé. Je veux créer des choses que je peux ressentir directement en moi. Des choses qui ne nécessitent pas d’explications avec de longues phrases et non des choses auxquelles je pense de façon désordonnée.
Excepté la critique, la colère ou ce qui y ressemble, je rejoins tout ce qui m’est cher.
Ce que je fais est centré à partir de la communication avec les êtres humains puis je crée. Cependant, je l’ai mélangé avec l’existence contre laquelle je me blottis de manière plus plate cette fois-ci.
Vous êtes dominé par les mots si vous les admirez trop.

Vous trouverez des photos de la collection en bas d’article.

Neon magazine : Animisic mélange « animal », « animation », « musique »…
Aguri Sagimori : Oui, c’est ça.

NM : Pourquoi des photos cette fois-ci ? (NDLR : la dernière collaboration entre eux avait conduit à la vidéo naquid.)
Mote Sinabel : Nous n’avons pas eu assez de temps. Et le budget était plus limité aussi. Nous voulions faire une vidéo et c’est d’abord à la vidéo que nous pensions en fait.

NM : Comment votre collaboration a-t-elle commencé ?
AS : Au départ, je voulais faire une vidéo. Et il y a trois ou quatre saisons, Etsuko Meaux m’a montré plusieurs travaux dont celui de Mote. Je suis devenue fan !
MS : Oui, c’est Eiko Saeki et Etsuko Meaux qui nous ont présenté l’un à l’autre puisqu’elles travaillaient chacune avec l’un de nous. (NDLR : Saeki san et Meaux san travaillent comme relations publiques pour la mode.) Aguri et moi nous sommes rencontrés longuement à Paris. Aguri avait donc déjà vu mon travail avant ce premier rendez-vous.

NM : Et vous, connaissiez-vous le travail d’Aguri auparavant ?
MS : Non. Comme je suis basé à Paris, je ne connaissais pas encore son travail.

NM : Comment s’est passée la collaboration pour Animisic ?
MS : Aguri et moi, on se comprend très bien. Il y a une excellente connexion entre nous.
AS : Mote peut faire beaucoup de choses : de la vidéo, de la photo… mais l’idée de départ était de revenir à des ustensiles moins sophistiqués, des techniques non numériques, ce qu’il a accepté sans problème. Et nous nous sommes stimulés l’un et l’autre. Les dessins sont vraiment beaux et il a fait cela en deux heures !
NM : Vous avez peint sur un mur ?
MS : Non, non, sur un papier noir posé sur le sol. Comme elle mentionne les animaux dans le nom de sa collection, j’ai fait des dessins qui se rapprochent des animaux avec un contraste noir et blanc.
AS : Ensuite, nous avons fait les photos ici à Tokyo, avant la présentation de la collection à Paris.
MS : J’ai fait les dessins et les photos le matin même et je suis rentré sur Paris ce jour-là !

NM : Aguri, qu’est-ce que vous aimez dans le travail de Mote ?
AS : Il y a plein de choses en fait… (elle réfléchit) J’aime tout en fait ! (rires) Le côté sombre qui me correspond… mais c’est plutôt notre travail ensemble. Il suffit que je dise vaguement ce que je veux et Mote comprend tout de suite. Ca marche tout de suite. De plus, on se complète. Des choses auxquelles je n’ai pas pensé viennent de Mote parce qu’il comprend très bien mon travail. Quand il prend les modèles en main, ce qu’il produit correspond exactement à ce que je voulais faire sans même que j’ai à l’expliquer longuement.
MS : Sur mon site internet, on voit que mes premiers travaux sont effectivement assez sombres. Mais pour moi, c’est plus du zen, plus pointu. Et c’est justement cela qu’on partage tous les deux. Dès qu’elle dit quelque chose, paf, je comprends aussitôt et je peux le développer pour elle. Quand je travaille avec quelqu’un, je suis inspiré par ce qu’il ou elle fait et je peux me projeter dans ce que souhaite cette personne. Pour moi, la sensibilité est importante pour obtenir un résultat final intéressant. Et pour Aguri et moi, nos sensibilités sont justement très semblables.
NM : Et vous Mote, comment définissez-vous le travail d’Aguri ?
MS : (il réfléchit) De l’obscurité tordue. (rires) Même si pour moi, comme je le disais, ce n’est pas sombre, ce n’est pas négatif. Pour moi, c’est une image de tranquillité dans laquelle je peux sentir ce qui m’entoure.

NM : Quand on regarde naquid et quand on regarde animisic, on pense aux contraires comme par exemple les anges et les démons.
MS : Oui, oui. Noir et blanc. L’ombre et la lumière. C’est une combinaison dans laquelle nous nous exprimons. Les deux vont ensemble.
AS : Oui et le nom de la collection mélange aussi les genres. Je pense qu’on aime bien ça tous les deux.
NM : Nous, ce qu’on aime, c’est la force qui se dégage des clichés et aussi, il ne s’agit pas de clichés de mode traditionnels.

NM : Alors Aguri, vous avez réussi votre rêve : faire un défilé à Paris. (NDLR : voir notre article précédent) Comment ça s’est passé ?
AS : Je suis très heureuse bien sûr, le nombres de magasins a augmenté aussi mais pour les affaires, c’est plus dur. Qui plus est, le yen est très haut en ce moment. Donc pour le business, c’est dur mais faire un défilé à Paris, c’était un rêve.
Cedric Riveau
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Site d’Aguri Sagimori
Site de Mote Sinabel