Interview de Géraldine Gomez, fondatrice de Hors Pistes

C’est Madame Hors Pistes. Elle s’appelle Géraldine Gomez et c’est elle qui, il y a 7 ans déjà, a eu l’idée d’un festival dédié aux nouvelles images et aux nouveaux modes de narration, sans barrières de genres ni de formats, au Centre Pompidou. A 10 jours de l’ouverture de Hors Pistes Tokyo, nous lui avons posé quelques questions sur la genèse du festival, son histoire, ses coups de coeur aussi.

NEON Magazine : Et d’abord pour commencer, comment est né Hors Pistes ?

Géraldine Gomez : Hors Pistes est pensé depuis 2004 et a été mise en oeuvre réellement en 2006. Il s’agissait de partir de l’absurde constat qu’au Centre Pompidou tous les cinémas sont représentés : documentaire, fiction, animation, cinéma expérimental, art vidéo ou encore videodanse, mais de manière très cloisonnée dans un même lieu. Cloisonnement de la programmation et du public. avec Hors Pistes l’idée est de rassembler l’image en mouvement dans tous les territoires et sous toutes les formes (projection, installation ou encore performance).

NM : Aujourd’hui le festival semble installé, est-ce que c’est quelque chose qui a été simple à mettre en place, cette continuité dans le temps ?

GG : Oui, Hors Pistes a pris sa place au centre Pompidou mais aussi à l’international où l’idée du décloisonnement fait son chemin dans les autres propositions de programmation. Il semble que l’idée d’une manifestation uniquement dédiée à l’image en mouvement manquait au centre Pompidou et a donc pu se développer facilement, modestement les premières années et aujourd’hui Hors Pistes occupe à la fois les salles et l’espace d’exposition du Forum -1.

NM : Hors Pistes sort du Centre Pompidou pour venir passer 10 jours ou presque à Tokyo début juin. Pourquoi le Japon ?

GG : Hors Pistes est comme je le disais, une manifestation qui se déplace – New York, Sao Paolo, Istanbul, Venise, Barcelone etc…- sous différentes formes et dans différents lieux. L’idée est que ce ne soit pas une simple reprise mais une vraie collaboration et donc presque une nouvelle manifestation. Le Japon ? Grâce à ma rencontre avec Camille Delahaye, alors programmateur à l’Institut franco-japonais, qui a accueilli une version très légère d’Hors Pistes en 2009 et aujourd’hui Isabelle Olivier, qui s’est occupée de la version japonaise d’Hors Pistes. Une merveilleuse collaboration avec des artistes programmés à Hors Pistes Paris et des artistes japonais.

NM : Vue de Paris, quelle impression vous fait la scène artistique japonaise actuelle ?

GG : Si Hors Pistes a été possible au Japon c’est justement parce que la scène artistique japonaise est dense et …hors pistes, dans le sens où les propositions artistiques sont singulières et de grande qualité. D’ailleurs la scène artistique japonaise est méconnue en Europe ce qui a nous a conduit avec Isabelle a décidé d’en faire une programmation au prochain Hors Pistes Paris en 2012.

NM : Dernière question : Est-ce que l’on peut vous demander de choisir deux ou trois événements, vos coups de coeur dans la programmation Hors Pistes Tokyo de cette année ?

GG : J’aime tout ! Je suis évidemment ravie de la performance de Andrea Crews, qui était notre artiste en résidence à Hors Pistes 2010, performance qui va prendre toute sa dimension japonaise à Tokyo. J’aime les programmations de la création japonaise, programmes de grande qualité, un vrai état des lieux de la création japonaise. Isabelle Olivier et son équipe ont su construire une programmation riche, originale et surtout dans ce vrai défi de croiser les disciplines. Un conseil : tout voir !

Hors Pistes Tokyo
Du 4 au 12 juin

SuperDeluxe / Uplink / Daikanyama M

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