Tokyo vu par… Franck Stofer, fondateur de Sonore et Jaapan

Deux samedis par mois, « Tokyo vu par… » c’est le regard d’une personnalité de l’art, du design ou de la culture sur la ville : ses quartiers, ses magasins, ses souvenirs aussi. Un regard sincère et personnel sur Tokyo et autant d’idées de promenades et de découvertes.

Fondateur du label Sonore et de l’agence artistique JAAPAN, Franck Stofer est l’un des plus fins connaisseurs de la scène japonaise underground. Avec Japanese independent music c’est lui d’ailleurs qui signe en 2001 l’ouvrage référence en la matière. Pour NEON, nous lui avons demandé de nous présenter son Tokyo.

Franck Stofer : « À l’instar des grandes villes « alpha » comme New York, Londres ou Paris, Tokyo donne parfois l’impression d’être une sorte de bulle flottant au-dessus du Japon comme un satellite, arrimée par des centaines de kilomètres de câbles électriques, de fibres optiques et de voies de chemins de fer. Tokyo est une ville en hauteur sillonnée par le train, où s’organise autour d’un centre vide un agglomérat de petits villages dont chaque gare est le cœur. Le pont historique Nihonbashi est le kilomètre zéro de la ville, un point de vue stratégique qui témoigne de son urbanisme stratifié. Le tout s’organisant tel un ballet sourd et incessant de corps en déplacement. Tokyo est une base de donnée universelle, ou plutôt une gigantesque boule à facettes sur laquelle se réfléchissent les cultures du monde. Tokyo est une ville paradoxale où la rapidité et la fluidité dissimulent un stress patent. Ce sentiment de sécurité et d’harmonie qui règne en maître cache un certain ennui, un désœuvrement insidieux. Tokyo vibre de son futurisme décadent. Une ville entièrement détruite puis reconstruite deux fois en un siècle peut-elle encore continuer à cette vitesse ? Tokyo est une ville profonde, complexe et fascinante. Son soleil d’hiver planté au fond d’un ciel bleu, le croassement de ses énormes corbeaux dévoreurs de poubelles, la chaleur apaisante de ses bains publics et l’odeur épaisse de ses gargotes où l’on mange assis sur des caisses en plastique le long de la ligne Chuo, sont des expériences sensorielles que je ne retrouverai nulle part ailleurs. »

One Response to Tokyo vu par… Franck Stofer, fondateur de Sonore et Jaapan

  1. Pimpom says:

    Franck Stofer n’est pas un « fin connaisseur de la scène (quel mot débile) japonaise » ; Franck Stofer n’est rien d’autre qu’un de ces pré-bobos ultra pompeux, ultra dogmatiques et ultra snobs comme seules les années 90 ont su en produire ; mépris pour tout ce qui sort de sa grille de lecture ultra idéologique et ultra scolaire, pédantisme éhonté et élitisme de série Z font de son label 100% institutionnel -mais intéressant zéro, ou presque, personne- un pur objet de néo ringardise ; son petit texte sentant bon la hauteur de vue totalement illégitime ressemble sans problème à une brochure d’état pour présenter quelque oeuvre ne s’adressant à personne et méprisant le monde entier se trouvant en dehors de sa bulle. Les livres « japanese indie music » sortis il y a plus de dix ans étaient de purs produits de leur époque, totalement alignés sur le musicalement correct alors en vogue ; hélas, le vent tourne, et maintenant (la photo faisant foi) Stofer n’a visiblement pas vu venir le sens du vent (qu’il n’a jamais compris) est n’est plus qu’un fonctionnaire (zélé) de l’art de propagande, un vieux de plus : qui vivra par le snobisme périra par le snobisme. Franck Stofer est précisément la personne qu’il ne faut surtout pas aller voir si l’on veut connaître ne serait-ce qu’un peu sur la culture venant du Japon.

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