Fashion Week AW 2010-2011, un an déjà

Plus qu’un mois avant la Japan Fashion Week automne/hiver 2011-2012, à suivre ici-même dans NEON Magazine à partir du 21 mars. L’édition 2010-2011 c’était du 23 au 26 mars 2010 et nous y étions déjà. Souvenirs, souvenirs…

A Tokyo, la semaine de la mode dure 365 jours et elle est à tous les coins de rue ou presque, aussi mouvante et hétéroclite que le sont les mille et un quartiers qui composent la ville : jeune et insolente dans les ruelles de Harajuku, plus adulte et sophistiquée à Aoyama, BCBG à Daikanyama et vintage à Nakameguro… Sans oublier l’épicentre de la jeunesse locale, objet de tous les fantasmes : Shibuya, royaume de la « girl » (prononcez « ga-a-lu ») du nom de ces jeunes Japonaises un peu poupées, un peu pétasses qui en ont fait leur lieu de rendez-vous. Elles ont même leur grand magasin rien qu’à elles, le 109, dont on raconte que Paris Hilton elle-même y aurait ses habitudes. Plus branché tu meurs. Pas un hasard si des créateurs aussi influents que Marc Jacobs et John Galliano ont fait de la ville l’un de leurs terrains de chasse favoris. Tokyo capitale de la mode ? Dans la rue sans doute, sur les podiums c’est moins sûr…

Tokyo capitale de la mode… mais pas des podiums

Lancée en 2006 par une industrie de la mode lassée de voir ses meilleurs espoirs détaler à vitesse grand V vers les podiums européens, la Fashion Week japonaise peine en effet à décoller : la presse locale snobe l’événement, trop occupée à commenter le dernier sac Vuitton ou la prochaine collaboration entre Comme des Garçons et Moncler, tandis que les médias internationaux ont eux dû trouver le voyage trop long pour faire le déplacement.

Qu’à cela ne tienne, l’événement était cette année encore organisé dans le luxueux complexe de Midtown, au beau milieu des boutiques de mode et des épiceries fines, pas très loin non plus de la galerie 21_21 design sight imaginée par Issey Miyake et l’architecte Tadao Ando. C’est le très chic Ritz-Carlton qui coiffe l’ensemble, on s’attendait donc à être reçu aux petits fours et au champagne. Grossière erreur. Ni tapis rouge, ni crus millésimés pour nous accueillir mais un lounge presse riquiqui et un café tiedasse servi dans des tasses en plastique… Pour le glamour c’était raté. Heureusement, il y avait les défilés.

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